Cop 21, récapitulatif d’une première semaine mouvementée

Beaucoup d’informations circulent, s’accumulent et se croisent sur les avenues de la COP 21. On pourrait aussi bien l’appeler le petit Paris pour le climat : ses chiffres, le lieu, les chefs d’Etat, les ONG, les intervenants extérieurs, les décisions concrètes. Petit point ici pour se mettre au vert et réfléchir un peu. 

COP 21Crédit photo: Gouvernement.fr/COP21

Zone bleue vs Zone verte

Pour comprendre les péripéties de cette première semaine, commençons par le début. Sur le site de la COP 21 au Bourget mis en place par le CCNUCC (Convention cadre des nations unies sur les changements climatiques), il y a deux zones : la verte et la bleue.

La verte est publique, ouverte à tous, c’est l’espace Génération Climat. La bleue est à la zone protégée de l’ONU, autrement dit une zone extra-territoriale pendant toute la durée de la Conférence sur le climat. C’est au sein de cet espace de 18 hectares que se déroulent les négociations.

Un rendez-vous diplomatique

Les chefs d’Etat, 147 au total, ont eu pour premiers mots la solidarité et l’union internationale pour Paris, victime des attentats quelques jours auparavant. On retiendra un moment marquant de la première journée de meetings, la photo de famille. Jamais autant de chefs d’Etat ne s’étaient réunis dans une seule ville et pour une seule cause. Seul hic, le retard de Vladimir Poutine. Mais c’est une goutte d’eau dans un océan de positivisme et de certitudes qui illustre cette semaine.

Le trait d’humour

Ce n’est pas la main historique entre Benyjamin Netayahu (Israël) et Mahmoud Abbas (Palestine) qui a marqué les esprits. Non, c’est la petite tête colorée, ornée d’un couvre chef doré, qui dépasse, dissimulant leur poignée amicale. Cette petite tête n’est autre que celle de Ikilou Dhoinine, le président des Comores, petit état situé non loin de Madagascar dans l’océan indien.

Une vague de positivisme

« L’objectif de cette première semaine semble avoir été atteint« , selon Nicolas Hulot, représentant de François Hollande pour l’environnement. Il se dit « optimiste sur les négociations, même s’il faut rester prudent. » Il faut éviter de reproduire le manque de réaction de la précédente conférence sur le climat à Copenhague. Le but principal poursuivi par tous : ne pas dépasser l’augmentation de la température terrestre de 2°C d’ici à 2050. La plupart des pays occidentaux et les Etats-Unis parlent même de 1,5 °C à long terme.

smoke.jpgCrédit photo: CCO domaine libre

Le carbone, un enjeu essentiel

Se jouent aussi dans les grandes salles plénières, abritant plus 4000 personnes, l’avenir du carbone. France, Allemagne, Mexique, Canada, Cameroun se sont réunis mardi dernier pour trouver un moyen de tarification globale de ce gaz à effet de serre. Justin Trudeau, nouveau président du Canada, a souhaité ouvrir la marche aux pays en développement, comme le Vénézuela. Un tarif devrait être trouvé au plus tard en 2020. Au plus tôt en 2017, pour une suppression anticipée du carbone considéré comme polluant.

Parmi les négociateurs, au-delà des délégations des 191 pays membres de l’ONU et qui participent à cet accord sur le climat, les organisations non gouvernementales (ONG) ont un rôle essentiel de contre pouvoir et d’information. Parmi elles : WWF, World Food Program, la Fondation pour la Nature et l’Homme de Nicolas Hulot, l’OMS. Chacune apporte sa pierre à l’édifice, à sa manière, à son rythme.

Mais côté finances, qui sont les investisseurs ?

L’ONU parle d’un fond global pour le climat d’origine publique, les investisseurs privés se font également connaître. Bill Gates avait annoncé en septembre dernier qu’il donnerait 2 milliards de dollars pour la fabrication des énergies renouvelables. En bref, un mariage entre capitalisme et développement durable.

Ce qu’il faut retenir

Les pays développés et ceux à croissance rapide (Chine, Inde, Brésil) affirment qu’ils ont les moyens d’atteindre ces objectifs pour la protection de l’environnement. Mais qu’en est-il des autres ? Des plus petits, des indigènes, des habitants des zones inondées, des victimes de la déforestation et de la sécheresse ?

Leur parole est entendue mais pour le moment elle ne fait pas écho au sein des discussions. Leur voix reste faible. Tout peut encore se décider cette semaine avec l’appui des ONG. Si les négociateurs travaillent encore d’arrache-pied pendant les prochaines quarante-huit heures et à ce rythme un accord ferme sera prêt jeudi et signé par les 196 Etats vendredi. On ne peut que l’espérer.

Pour en savoir + cliquer sur le lien pour l’infographie du gouvernement:

http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/politique-etrangere-de-la-france/climat/paris-2015-cop21/infographie-les-chiffres-cles-de-la-cop-21/

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