Blackstar, le véritable visage de David Bowie

Le monde de la musique a perdu le 10 janvier l’une de ses plus grandes icônes : David Bowie, emporté par un cancer. Sorti quelques jours avant sa mort, son dernier album Blackstar résonne comme la fin d’une quête identitaire.

De David Bowie à Blackstar

Les 50 ans de carrière de la rockstar sont empreintes d’une recherche identitaire. Démarrage en 1967 avec  David Bowie, premier album qui ouvrira le bal créatif de ses multiples et étranges personnages. De Ziggy Stardust à Aladdin Sane en passant par Halloween Jack… Toute sa vie, David Bowie mène cette quête artistique incarnée jusqu’à l’insensé musical. BlackStar se révèle être l’aboutissement de cette recherche et le plus beau lègue pour ses fans.

Un dernier album épilogue

Coïncidence troublante ou signe évident de la fin du cycle ? C’est le 8 janvier dernier au jour de ses 69 ans, que Bowie nous offrait son dernier opus. Un album riche en symbolique où chaque morceau reflète un moment sa vie ou une facette de sa personnalité.

La présence des cuivres, notamment le saxophone, dans Tis a Pity She Was A Whore, illustre l’influence de ses débuts. Dollars Days et Space Oddity pourraient presque se confondre dans leurs introductions comme le signalait Sylvain Siclier. Les morceaux incarnent les thèmes phares du chanteur à la personnalité trouble : la peur, la colère, l’isolement et la rupture à l’instar du titre Sue (or In a Season of Crime).

Des textes à la résonnance testamentaire

Confession ante-mortem laissée au creux des paroles de Lazarus, 3eme titre de l’album : « Regarde en l’air, je suis au Paradis, j’ai des cicatrices invisibles, j’ai vécu des drames qui font partie de moi, tout le monde sait enfin qui je suis ». Voilà le dénouement d’une vie rythmée par la quête de soi.

(Extrait – Lazarus)

Look up here, I’m in heaven

I’ve got scars that can’t be seen

I’ve got drama, can’t be stolen

Everybody knows me now

Et l’album se ferme sur I can’t give everything away. Morceau envoutant emporté par cette voix vaporeuse, enivrante et si instantanément identifiable. « Je ne peux pas tout abandonner ». Si ce n’est son enveloppe corporelle… Plus de doute.

A travers Blackstar, c’est toute la galerie des personnages campés par Bowie qui se confond. Belle  synthèse de l’oeuvre magistrale de l’étoile noire. Et certainement, un joli cadeau d’un Bowie malade mais enfin apaisé.

Voir davantage, ressentir moins… Dire non mais penser oui… C’est tout ce que j’ai toujours voulu dire. C’est le message que j’ai envoyé.

 

Message reçu.

 

(Extrait – I can’t give  everything away)

Seeing more and feeling less

Saying no but meaning yes

This is all I ever meant

That’s the message that I sent

Elsa Grangier, Alice Brûlé.

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