Lundi 18 janvier : avez-vous survécu au « Blue Monday » ?

On a annoncé ce lundi comme une journée cauchemardesque, 24 heures où la gaieté tombe subitement dans les affres abyssales de la déprime, et un moral en friche planqué dans les chaussettes. Était-il légitime d’y croire ? Retour sur ce Blue Monday ou « lundi blues », la journée dite la plus déprimante de l’année.

 « La faute au Blue Monday »

Si on se souvient de Vitta  (« Mel, assieds-toi faut que je te parle, j’ai passé ma journée dans le noir… »),  ce début de chanson  – officieusement prémonitoire – auraient pu raisonner dans nos têtes ce jour-là.

Lundi 18 janvier est « le jour le plus déprimant de l’année » apprend-on dans les médias. Une très grande lassitude nous étreint dès potron-minet. On veut garder le cap, mais rien à faire – c’est kaputt d’avance pour y échapper. Dans la rue, les prétextes plaintifs se chevauchent : « Si tu n’es pas forme ce lundi, c’est normal. C’est le Blue Monday ». Comme si chaque problème était lié à ce lundi blues. Mais qui est-il vraiment ?

A l’origine de ce Blue Monday : une étude établie en 2005 par Cliff Arnall, un psychologue de l’université de Cardiff. Il explique cette journée noire par la concordance de plusieurs facteurs : ajoutez la fin du week-end au manque du soleil, mettez-y les dettes de Noël à rattraper, pensez à vos congés lointains, puis combinez le tout à des températures glaciales. Vous obtiendrez dès lors l’explication – selon l’étude – de ce fameux cocktail totale déprime du Blue Monday.

L’ironie – ou l’hérésie – du sort est que cette actualité n’est de facto…que du vent. Une pure invention marketing de l’époque. Le fruit d’une opération de communication audacieuse par une agence de voyage rusée, Sky Travel, qui lançait sa campagne publicitaire au même moment pour vendre les bienfaits du voyage. Grand coup de maître. Cette étude continue encore à jouer avec nos nerfs et notre moral.

Blue Monday n’est donc finalement qu’un lundi banal, ni plus ni moins déprimant, mais auquel on concède aisément tous les méfaits. Potius sero quam nunquam, on est désormais averti pour l’an prochain.

À chacun son remède pour les journées de déprime

Certains ne se sont pas sentis concernés par cette sombre journée, d’autres un peu plus. Martin, jeune ingénieur amusé :

J’ai survécu au Blue Monday. Tout est une question de mental.

Pour son ami pourtant

Fallait être fort quand même…

Le Blue Monday n’étant qu’une mascarade, cela n’a pas empêché d’imaginer quelques astuces pour lutter contre les (prochains ?) coups de blues du quotidien. Roxanne préconise « une bonne petite série sous les draps au chaud ». Olivier lui, plus romantique, préfère « une bonne histoire d’amour » pour vaincre d’estoc et de taille la morosité. Chacun son antidote.

La musique peut aussi faire partie de ces potions-réconfort, en écoutant la Compagnie Créole par exemple. De quoi donner le sourire. Ou le perdre… à jamais.

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