Expo photo: Robert Doisneau révèle une face cachée du Museum

Robert Doisneau s’expose au Muséum national d’Histoire naturelle. L’institution parisienne dévoile pour la première fois au grand public un reportage de l’un des maitres de la photographie française.

Quel est votre idéal bonheur terrestre ? A cette question du Questionnaire de Proust, Robert Doisneau répond : « Me sentir accepté dans le grand chantier de la lumière. » Belle réponse! Surtout que la photographie est justement l’un des rares arts qui n’émet pas, mais reçoit, et c’est bien de la lumière dont on parle. C’est d’ailleurs  pourquoi il est difficile d’en faire un « vrai art ». Cependant, lorsqu’on se promène dans cette exposition, des clichés argentiques émane une qualité artistique qui nous confie les secrets du backstage du musée.

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Photos exposées au Museum national d’Histoire naturelle

On retrouve, dans les étages de la Grande Galerie de l’Evolution, une narration des pratiques d’une vie passée. Ces photos, prises entre 1942 et 1990 sont exposées pour la première fois au grand public après avoir été longtemps conservées dans les archives du musée. C’est d’ailleurs  ce qui les rend si intéressantes ! La qualité du grain des portraits regorge d’une émotion qui révèle le contraste avec notre présent. Ces images nous permet d’y observer des changements radicaux dans les pratiques scientifiques, que ce soit la botanique, la cryptogamie ou l’entomologie. Il s’agit d’une véritable activité de recherche anthropologique et ethnologique, une « chasse aux chercheurs » comme le formule Doisneau.

Une scientifique qui dessine un coléoptère
Une scientifique qui dessine un coléoptère

« De nos jours, les scientifiques ne savent plus dessiner » proclame un stagiaire du service d’entomologie du musée, tandis qu’il y a un demi-siècle, tous les dessins étaient réalisés par les chercheurs comme le révèle les photos de Doisneau. Un gorille empaillé positionné dans l’un des ascenseurs des galeries relève aussi d’un humour qu’on ne trouve plus aujourd’hui. Et qui conserverait des spécimens rares dans des boites à cigare? L’anachronisme de ces photos nous montre que l’art peut aussi bien être une science, celle de l’exploration des temps perdus.

Crédit photos: Olivier P.

Olivier P.

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