Fuite de fiches de personnes recherchés : Jean-Paul Ney dans le viseur

Sur fond de menace terroriste, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire, mardi, après les récentes fuites, sur les réseaux sociaux, de fiches de police  de personnes recherchées.

lemonde
Opération »levée de doute » suite à la fuite des identités des trois personnes recherchés à bord du train en provenance de Belgique. Fausse alerte. (Cr ph : Le Monde)

Il a décidé de confier à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), appelée aussi la «police des polices», l’enquête ouverte pour violation du secret professionnel et recel de ce délit. Elle fait suite à la publication sur les réseaux sociaux de fiches de diffusion d’individus signalés, n’ayant aucunement vocation a être rendues publiques, sur un fonde de menace terroriste.

Jean-Paul Ney, la controverse

Les investigations doivent permettre de déterminer les conditions dans lesquelles ces fiches ont pu être diffusées, notamment sur le compte Twitter du photo-reporter Jean-Paul Ney suivi par plus de 28.000 abonnés, dans un contexte de menace djihadiste élevée en France, cible d’une vague d’attentats qui a fait 239 morts depuis janvier 2015. Mardi soir, il se disait prêt à répondre à tout convocation judiciaire.

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Opération « levée de doute »

L’ouverture de cette enquête intervient après une importante opération policière à la gare du Nord à Paris qui été évacuée dans la nuit de lundi à mardi pour vérifier la présence de trois personnes recherchées dans un train venant du nord de la France. Dès samedi, les fiches de recherche de trois individus avaient commencé à circuler, tweetées notamment par Jean-Paul Ney.

Il y a quelques semaines, il avait déjà publié un tweet similaire le soir de l’attentat sur les Champs-Elysées, le 20 avril, où un délinquant mutlirécidiviste, Karim Cheurfi, avait tué un policier dans une attaque revendiquée par le groupe jihadiste Etat islamique (EI). Il avait diffusé sur Twitter l’identité d’un individu suspect, signalé par la Belgique comme pouvant se rendre à Paris pour y commettre un attentat, qui s’est avérée être différente de celle de l’assaillant.

Jean-Paul Ney a été condamné en octobre 2016 à 3.000 euros d’amende pour avoir divulgué l’identité des frères Kouachi, qui ont attaqué Charlie Hebdo le 7 janvier 2015 (12 morts), alors que les forces de l’ordre étaient lancées sur leurs traces. Le procureur de Paris, François Molins, avait déploré ces fuites, qui avaient ruiné «tout espoir de surprise» dans la traque des frères Kouachi.

( Mobilisation générale à la suite de la copie de 112 000 coordonnées de policiers sur Google Drive par un employé de la Mutuelle générale de la police. Cr ph : Ere Révolution)

                                                                                                                                                                                                        Oumaima Bouzmane avec AFP.

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